J' ai toujours pratiqué la peinture, le dessin, la BD, la gravure, le vitrail et un peu la sculpture, presque comme une vocation, en tous les cas comme une activité vitale, essentielle. Très préoccupé de la fragilité de la création artistique, je puise quelquefois mon inspiration dans l' oeuvre des grands maîtres, dont je tente de restituer un éclat, une lumière, un accent.
Une de mes sources d'inspiration a été assez souvent des toiles de maîtres que j'admire tout particulièrement, comme la femme à l'aiguière et la jeune fille à l'épinette de Ver Meer, la femme au miroir de Velasquez, ou encore Rembrandt, Ingres, Manet, Matisse...
Comme pour revisiter de l'intérieur ces oeuvres majeures et par mon geste, mon trait, ma touche, ma couleur, tenter de les faire miennes et de les chanter
Entreprise sûrement bien audacieuse, mais après tout, chacun est libre de faire siennes des oeuvres majeures de l'art et de les célébrer à sa manière.
Il arrivait à Matisse, à la fin d'une journée de travail, d'effacer tout ce qu'il avait fait. Je ne suis, hélas, pas Matisse. Balhus, à qui l'on demandait: "Que dites-vous lorsqu'une œuvre est terminée ?" répondit: "Qu'elle n'est pas terminée !" Je ne suis, hélas, pas Balthus. Bonnard, sur son lit de mort, demanda un pinceau et un tube de jaune pour rajouter une ultime touche à sa toile. Je ne suis, hélas, pas Bonnard.
De la difficulté de créer ! C'est donc vrai que je peins ni rapidement, ni facilement, non que je n'aie pas d'aisance devant la toile vide, mais plutôt une angoisse, une peur, la conscience d'une véritable prise de risque... Les repentirs, les touches-hésitation, les éternels recommencements ne se comptent plus.
Ma démarche actuelle va vers l'abstraction qui me satisfait davantage, ouvrant sur de multiples possibles et polongeant le réel tout en l'aprofondissant..
Allez voir l'ensemble de mes travaux, peinture, dessin, gravure sous l'onglet CIMAISE.